jeudi 22 mai 2014

Árpád, le héros qui a guidé les Hongrois vers leur pays



Exhortation écrite par Balazs Gerencser (Hongrie) dans le cadre du cours LFRAN 1401 (objectif B2)




         À la fin du IXème siècle, Árpád (oui, avec ces accents) était le protagoniste de la nation hongroise, le premier parmi les sept chefs des sept tribus. À cette époque-là, les Hongrois étaient des nomades qui traversaient l'Asie. Árpád les a guidés vers le Bassin des Carpates afin qu'ils trouvent leur résidence permanente.



"Mon peuple, les Hongrois, nous venons de traverser l'Asie, nous avons combattu contre plusieurs nations. Vous savez bien que personne ne pouvait nous arrêter. Vous savez bien que le monde a peur de nos sagettes. Vous savez bien qu'on va où on veut. Toutefois, il n'y a aucune place sur laquelle nous pouvons déclarer que c'est la nôtre. Comment est-ce possible ?

         Nous étions partis de l'Est, de très loin puisque nous n'avions pas assez de territoire pour notre nation. Depuis cela, nous avons vu des montagnes et des plaines. Nous avons pérégriné à travers les paysages humides et secs. Nous avions chaud ici et froid là, mais je voudrais souligner que nous n'avons rien trouvé qui nous convienne.

         Mais aujourd'hui, tout peut changer. Regardez les montagnes devant nous qui ne cessent pas de continuer jusqu'à où on peut voir. Derrière, il y a un territoire que vous ne pouvez pas imaginer. Deux fleuves coulent lentement à travers le sol noir et riche. Il y a des fruits variés à récolter et des gibiers agiles à chasser. Manque-t-il quelque chose pour avoir une vie agréable ?

         De plus, les montagnes entourent ce magnifique bassin et le protègent contre toutes les armées qui veulent y entrer. En fait, si vous voulez, cette forteresse naturelle essaye de nous empêcher de passer. Cependant, c'est le moment d'agir puisque les hommes sont nombreux, les chevaux forts, les arcs précis. Si on y part maintenant, on réussira et envahira ce rivage de songe, de plus, nous serons le capitaine de la forteresse des montagnes. Je ne prévois pas un autre moment comme cela pendant les années qui viendront.

         C'est l'heure exacte et la chance parfaite de réaliser le rêve de nos parents. Ainsi, nous pouvons acquérir le pays où nos enfants et nos petits-enfants pourront rester en paix. Nous avons construit assez de tentes, il faut que nous commencions à fonder des maisons. Ne laissons pas passer ce moment !"

mercredi 23 avril 2014

Histoire fantastique


Nouvelle rédigée par Yui FUJIWARA (LFRAN 1404, objectif B2)

Dans un petit village à côté de Londres, au mois de décembre, en 1948, il y avait un policier qui était à la poursuite d’un criminel. Il neigeait doucement. Cet hiver était le plus froid de ces dix dernières années. Sa voiture roulait dans un petit chemin où on voyait peu de lumière et où on n’entendait rien. Parfois a bizarrement résonné le bruit que les pneus faisaient en écrasant la couche de neige. « J’ai beau continuer la poursuite ce soir. » Le policier n’était pas pétochard mais il ne voulait pas rester dans un endroit si noir et si silencieux.
Pour se dépêcher de rentre à la maison, il a acceléré et tout à coup sa voiture a glissé à cause de la glace sur le sol. Il a freiné brusquement en vain, elle s’est écrasée contre une étable à côté de cette rue. Il a senti sa voiture heurter quelque chose de très lourd et il a entendu une voix très grave et sinistre qui le faisait frissonner. Pendant quelques minutes il arrivait à peine respirer, ensuite il est descendu de sa voiture craintivement. Dans l’obscurité, il a entendu son pied se poser sur du liquide comme une flaque. Il a allumé sa lampe de proche et éclairé le sol. Ce qu’il a vu, c’était du liquide rouge, qui coulait d’un... un cochon. Un cochon était tombé devant sa voiture... « M, mon Dieu... ! » Ses dents ont commencé à claquer. Il n’arrivait à penser à rien. L’instant après, il s’est enfui inconsciemment.


Cette nuit, il n’a pas du tout pu s’endormir. L’image de la tête horrible du cochon qu’il avait tué n’a pas quitté sa tête. « Ce n’était pas ma faute...c’était à cause de la neige... » il a essayé de se convaincre de son innocence. Depuis ce jour-là il a parfois entendu cette voix du cochon qui avait été tué par ce policier. Chaque fois que cette voix se faisait autour de lui, il était horrifié et son sang se glaçait dans ses veines.
Un mois plus tard, ce policier s’est engagé en tant que garde d’une manifestation dans une place à Londres. Il a déjà commencé à oublier ce qui s’était passé cette nuit-là où il faisait la poursuite dans un petit village. Ces derniers jours il n’a même entendu aucune voix du cochon. Au moment où sa mission allait finir une demie heure plus tard, un journaliste qui faisait les photos de la manifestation a crié en regardant le policier. « R, regarde ça... ! » « Qu’est-ce qu’il y a ? » Le policier a tourné la tête et son corps s’est raidi. Ce qu’il a vu derrière lui, c’était la tête du cochon auquel il avait donné la mort cette nuit de la neige...

La vie perdue


Une petite nouvelle par Anne Margrethe Vik (LFRAN1404, objectif B2).
NB : texte publié en son état original, non corrigé

Ma grand-mère m’a raconté une fois une histoire. Ma grand-mère est partie maintenant, mais elle a vécu toute sa vie dans une petite ville. À côté de la mer, entre des collines dans un paysage délavé. Comme une peinture impressionniste avec une palette des couleurs grises, anthracite, charbon de bois, vert pâle. Le vent murmure doucement et les roseaux font des motifs en mouvant.

Chaque jour, à huit heures de matin, on peut voir la vieille fenêtre s’ouvrir. Et la femme apparaît. Elle regarde vers l’horizon, où le ciel et la mer se rejoignent, comme le petit village devant la grande maison n’existe pas.

Elle ne sort jamais de la maison. Personne ne la connaît, même si elle habitée dans le village depuis toujours. La fumée s'échappant de seulement l'un des trois cheminées.


Quand ma grand-mère était jeune, cette ancienne maison était une maison très vivante. Là-bas il vivait une famille. Elle avait des chevaux et quand c’était la saison, elle organisait des chasses. Il y avait toujours beaucoup d'activités et beaucoup de monde.

En plein été, cette famille invitait le reste de la ville à une fête dans son jardin – c’était le point culminant de l’été. Quand elle avait dix ans, ma grand-mère accompagnait ses parents à la fête. Le menu était rôti de bœuf et champagne pour les adultes. Il faisait chaud et le vent était frais et doux. Le soleil mettait de l’or sur les murs de la maison et transformait la blanche des robes en rose pâle. La soirée était magique.

La famille et les gens qui travaillaient dans cette maison avaient toujours l’air content. La vie dans la ville était normale, comme la vie doit être dans une petite ville en général. 

Quelques hivers étaient très forts. La neige, mélangée avec les vents froids et humides de la mer, transformait les maisons en maisons glacées. Le paysage était blanc et gris et le froid jamais on laissait. Les chevaux étaient utilisés pour le travail sur le bois. Le bois était inévitable pour le chauffage.

Un hiver en particulier, le froid était mortel. Les petits enfants ne réussissaient pas cet hiver. Les plus âgés avaient des problèmes et pour plusieurs, cet hiver était le dernier. À cause du mauvais temps et le froid, aussi les provisions des autres villes plus proches avaient des problèmes pour arriver. La ville était isolée pendant quelques mois longs et sombres.

Et la grande maison, dans une petite colline et avec le grand jardin et les étables, était silencieuse.

Quand l’hiver était passé, la vie dans la ville a commencé à se restaurer. Mais à la grande maison, la vie ne devrait plus jamais être la même. Pendant l’hiver, le monsieur tombé malade. Il ne réussit pas à guérir. La dame essayait de continuer la vie de la famille, mais elle était toujours très sombre, elle ne souriait jamais, la belle femme. Personne ne parlait pas de la fête d’été – depuis cet hiver, la fête était justement une mémoire magique loin de la réalité.

La dame n’est pas survécu longtemps après cet hiver. Les enfants quittaient la ville et ils ne sont jamais revenus. Seule la fille est restée. Elle a pris soin des chevaux pendant longtemps, mais aujourd’hui aussi les chevaux sont partis. Les étables sont vides. Et la maison reste sombre.

Peut-être la vielle femme regarde-t-elle chaque jour et espère-t-elle que quelque-un va revenir. Elle cherche probablement le temps et a peur du retour du froid mortel. Ou peut-être pas douté elle maudit le temps et le ciel pour mettre fin à la vie elle qu’elle aimait.      

Les malheurs ne viennent jamais seuls


Texte écrit par Annamarie (LFRAN 1404, objectif B2), sur le thème "Vie de merde"
NB : texte publié en son état original, non corrigé
Hier après-midi, je suis allée faire les courses à l’Aldi, avec mon amie Cindy.
Chaque fois j'emporte avec moi deux sacs de plastique et mon sac à dos, parce que j'achète toujours beaucoup de choses, du moment que ce n'est pas cher de faire des achats là-bas.
Lorsque je suis allée à la caisse pour payer, j'ai ouvert mes sacs et j'ai découvert que dans le sac plus grand il y avait une chaussette que ne sentait pas bon. Pas bon du tout ! J'étais vraiment embarrassée, j'avais les joues rouges. Je me sentais chaud, comme un feu. Je ne savais pas ce que je devais faire. J'essayais de ne pas respirer, mais l'odeur étais trop forte!! En deux secondes j'ai pris la chaussette et je l'ai jetée dans mon sac à dos. J'ai gardé les yeux baissés tout le temps, je me sentais observée. Je ne savais pas où me mettre, tellement j'avais honte!
Après être sortie du supermarché, je voulais retourner rapidement chez moi pour jeter la chaussette dans la poubelle et sauver mon sac à dos de cette odeur terrible !!! Mais le long du chemin, nous avons rencontré deux de nos amies, une fille chilienne et une fille canadienne. Comme nous parlions en anglais, une femme belge s'est arrêtée pour nous demander notre nationalité. C'était une question fatale! Nous avons parlé avec elle pendant une heure!! J'ai dû lui dire que j'étais en retard pour un rendez-vous, pour être en mesure de réussir à rentrer à mon kot. Mais c'était déjà trop tard, mon sac à dos avait une odeur répugnante!!
J'étais dégoûtée, j'avais l'estomac retourné! J'étais sur le point de vomir! J'ai dû le laver à la main dans mon lavabo!
Mais ce n'est pas encore terminé!! En le lavant, j'ai senti sous mes mains qu'il y avait quelque chose de dur et rectangulaire. J'ai contrôlé rapidement et j'ai trouvé mon lecteur MP3!! J'eus envie de pleurer et de crier en même temps!! C'était un cadeau de ma tante!! J'étais irritée et en colère après mes cokoteuses, parce que je suis sure qu'elles ont laissé la chaussette dans le sac!! Mais j'ai contenu ma colère!!
J'ai essayé de sécher mon mp3 avec le sèche-cheveux, à intervalles de cinq minutes, mais il perdait trop d'eau. Je suis vraiment inquiète et nerveuse, J'ai demandé à tout le monde comment je pouvais résoudre ce problème. Maintenant, suite à la suggestion d'un de mes amis, mon MP3 est dans une boîte de riz!! J'espère que cela va fonctionner rapidement.
 

lundi 13 mai 2013

Le lac de Louvain La Neuve, texte poétique

texte rédigé par Chloé Beaulieu (Canada, LFRAN 1301, Objectif B1)
 
 

Le lac est un lieu digne des dieux

C'est l'endroit où je peux calmer le bruit de mon cœur

Je peux me concentrer sur l'odeur des saisons

Car ce sont les plus beaux parfums au monde.

Quand j'ouvre les yeux, je vois le chef-d'œuvre d'un artiste,

Les couleurs des arbres sont vibrantes et envoûtantes.

Les branches immobiles créent des ombres subtiles,

Autour de moi alors que j'étais couchée au bord du lac.

Mes yeux sont fixés sur la magie de la nature

Le soleil touche mon visage avec des rayons délicats

Les grillons brisent le silence

Ils me rappellent que je ne suis pas seule au monde.

Les taches sur ma blouse, mes cheveux en bataille

Mais rien ne me dérange ici.

En ce moment, il y a juste le bonheur dans ma vie.

mardi 7 mai 2013

Réponse au texte "Pauvre Belgique" de Charles Baudelaire

lettre rédigée par Francesco De Marzo (Italie, LFRAN 1301, Objectif B1)
 
Cher Charles,

Après avoir lu ton dernier ouvrage, “Pauvre Belgique”, j’ai été saisi par le désir de répondre à tes impressions avec des arguments sur ce que la Belgique est pour moi aujourd'hui.

Tout d’abord, je dois dire que la première chose qui m’a frappé, a été la description des odeurs propres à chaque lieu que tu as visités. Ton texte en donne une liste admirable: le chou aigre à Paris; la rose, le musc ou l’huile de coco dans les iles tropicales, etc.; mais surtout, le savon noir à Bruxelles.
Dans cette citation du savon noir, on présente la signification d’un pays né d’un caprice de l’histoire, destiné à rester demi-frère des grandes nations européennes. Inutile de dire que je ne suis pas d’accord.
Pour ma part, lorsque je goûte les odeurs qui remplissent les endroits belges que j’ai visités, je pense aux chocolateries de Bruges, aux friteries de Bruxelles, ou bien à l’odeur aigre et salé qu’on trouve dans le port d’Anvers. Mais celle que je connais le mieux est celle de Louvain-la-Neuve, où souvent ruisselles de la bière mélangée à la pluie, et les flaques d’eau reflètent le changement de couleur du ciel, et tout est jeune, nouveau, clair.

Dans tes lignes se rencontrent des physionomies humaines vagues, sombres, endormies. En revanche, de mon expérience, j’ai vu des visages et des couleurs les plus variées, de sorte que la diversité et les différences sont un valeur et non l’inverse. Que dire sur les vies? Propres et bien rangées, et certainement pas irrégulières.

Finalement, je dirais que tu as jugé la Belgique avec les yeux d’un bohémien parisien du XIXe siècle, strict et exigeant.

Moi, je suis venu ici en tant qu’étudiant du sud du Continent, dans le troisième millénaire, et donc j’ai rencontré un autre pays: ouvert, vivant, multiculturel. Pas plus le demi-frère, mais plutôt exemple à suivre pour l’Europe à venir.

 Cordialement, ton ami,

Francesco De Marzo.

jeudi 18 avril 2013

Une balade aromatique damascène

écrit par Hazem YABROUDI (Syrie, Expression écrite B2, LFRAN 1404)

Lieu de départ: Souk Sarouja
Destination: Palais Azem, Vielle Ville de Damas
Itinéraire de 2 km a pied.

Le parcours proposé trace des points de repères particuliers notamment par rapport aux différents produits typiques du Moyen Orient et de Damas. Ce qui vous permettra de découvrir non seulement une partie de la Vielle Ville, mais aussi d'avoir une expérience olfactive originale.


Le quartier de Sarouja, qui a hérité son nom de l'émir ottoman qui y a construit la première maison, se situe au Centre ville. C'est une île historique encerclée par de grands bâtiments modernes du Centre administratif de Damas.
Il sera très pratique de commencer notre promenade du quartier de Sarouja car tous les hôtels sont à côté, en particulier les hôtels traditionnels qui étaient à l'origine des fameuses maisons damascènes. Dans ces maisons, il y a la fontaine au milieu d'une cour qui est entourée de beaucoup de plantes. Eh bien, c'est là où on peut commencer la balade aromatique grâce aux plantes de jasmin qui ornent même toutes les rues à Damas.

Le souk de Sarouja est appelle aussi Souk el Ward "marché des fleures". En effet, dans l'histoire, il y avait plein de magasins de fleuristes et de parfumeurs; les gens à l'époque pouvaient sentir la bonne odeur de très loin. Il y a toujours 3 parfumeurs à Sarouja, où vous pouvez sentir, tester et acheter leurs parfums.

Pour augmenter vos sensations, on vous propose de prendre un petit-déj' damascène dans un des dizaine de cafés de Sarouja. Vous aurez également l'avantage d'avoir le pain syrien plat et fin de la boulangerie traditionnelle. Avec la bonne compagnie: labneh (yaourt solide salé) et l'huile d'olive, vous aurez le goût qui réjouissent les habitants de Damas depuis des milliers d'années.
Même si vous n'étiez pas fumeurs, il vous seraient difficile de faire l'économie de fumer un narghileh dans une de ces cafés-trottoirs dont déborde le quartier. Le goût dit "deux pommes" est le plus conseillé si vous êtes fans du tabac fort. Sinon, il y a le goût des menthes pour les débutants!

Ensuite, on quitte Sarouja en marchant vers la Citadelle de Damas où commence véritablement la Vieille Ville. Vous passez par un des ruisseaux de la rivière Barada. Sans passer par Souk el Hamidieh, le grand souk historique de Damas, on peut arriver à côté de la Mosquée des Omeyades.  Dans ce lieu, il y a les vendeurs des objets religieux, entre autres, des parfums purement huileux (parfums sans alcool), des chapelets et aussi le musc et l'ambre très chers.
 
Le dernier arrêt, c'est le Bazar des épices, al-B'zzourieh, l'apogée de l'expérience aromatique. C'est un endroit privilégié pour l'odorat. Une centaine d'épiciers, qui ont hérité ce métier de leurs parents, vous accueillissent avec leurs sourires chaleureux.. Le souk est plafonné et contient le khan (caravansérail) historique d'As'ad Pacha et un hammam. Dans ces magasins, on trouve des épices, locales et exotiques, des bonbons, des gâteries, les fruits secs et surtout les plantes médicales chez les fameux parfumeurs médicaux de Damas. Au bout de ce bazar, on voit le Palais Azem, un musée des métiers traditionnels de Damas, à visiter absolument.