Don Pino Puglisi est né le 15 septembre
1937 et décédé en 1993 à Brancaccio, dans la périphérie de Palerme. À seulement 16 ans il entra
au séminaire. Le 29 septembre 1990, il fut nommé curé à Brancaccio, un quartier
dirigé par la mafia des frères Graviano. Il a essayé toute sa vie de libérer
les enfants vivant dans la rue avec des activités et des jeux pour leur faire
comprendre qu’on peut être respecté même sans être mafieux. Le jour de son
56e anniversaire, il a été tué avec plusieurs coups de feu dans la nuque.
Reconnu comme un martyr de la mafia, il est aujourd’hui béatifié.
«
Je pense souvent à une question que ma grand-mère m’a posée. C'était Noël. Elle
était dans la cuisine en train de préparer son gâteau spécial. Comme chaque
année, j'ai essayé de lui faire révéler sa recette secrète. Cette fois-là,
elle m’a prise par surprise. Elle était très inquiète pour moi et elle m'a
répondu qu’elle me la dirait seulement si je lui disais ma recette pour gagner
contre la mafia. À ce moment-là, j’ai été incapable de lui répondre, mais
aujourd'hui j'aimerais qu'elle soit ici pour pouvoir le lui dire.
Toutefois les mots ne suffisent pas. Un témoin doit aussi prendre des risques. Pour pouvoir les conquérir, on doit
proposer des activités concrètes, à travers lesquelles ils découvrent qu’ils
ont des désirs, des intérêts, et qu’ils peuvent avoir une vie différente. Je
sais que quand je les exhorte à se tourner vers les institutions, quand
j'essaie de les soustraire aux drogues et aux vols, quand je réalise des
projets, je dérange les familles mafieuses de ce pays. Ils me menacent mais
ensemble on sera plus forts.
Enfin, je suis certain que la chose la plus importante c’est l’amitié. On doit toujours orienter notre vie vers
l’amitié. Elle est le terrain sur lequel le jeune peut construire sa
personnalité, grâce à laquelle il apprend qu'il peut exister une forme de respect
différente de la mafieuse.
Amis, grand-mère, voilà ma recette pour gagner contre la mafia. On doit commencer par les plus jeunes, en
les aidant à croire en leurs idéaux et à faire confiance aux autres. Ils
doivent cesser d’être un instrument des puissantes familles de ce pays. Ensemble, nous sommes plus qu'eux et nous
pouvons le faire.
Texte écrit par Stefania Gugliemi, Italie, dans le cadre du cours LFRAN1401 (B2)
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